Dans un précédent article, nous vous avons parlé des différents facteurs responsables de l’apparition des troubles musculo-squelettiques (TMS). Pour préserver la santé au travail de leurs salariés, les entreprises peuvent agir sur trois niveaux afin de prévenir les TMS :

  1. La prévention primaire
  2. La prévention secondaire
  3. La prévention tertiaire
Schéma présentant les différentes étapes de la prévention des TMS

La prévention primaire : avant l’arrivée de la maladie

La prévention primaire est l’approche la plus efficace pour prévenir les TMS puisqu’elle vise à évaluer et anticiper les risques en amont. Elle agit sur l’organisation du travail en questionnant les équipements, les ambiances physiques, la gestion des compétences, l’organisation de la production… Son implantation favorise un environnement professionnel épanouissant, préservant la santé au travail et l’amélioration des performances.

Un exemple de prévention primaire pourrait être d’anticiper les risques de TMS dès la conception d’un poste de travail. En utilisant un outil comme KIMEA VR, l’entreprise peut réaliser des simulations sur le futur poste afin d’identifier les gestes pénibles pour l’opérateur et les mettre en lien avec les ressources et contraintes organisationnelles. Ainsi, avant même de concevoir le poste, elle met tout en œuvre pour prévenir l’apparition des TMS.

La deuxième étape arrive après l'apparition des symptômes des TMS

La prévention secondaire : apparition des premiers symptômes

La prévention secondaire vise à limiter, corriger et traiter les premières atteintes. L’objectif est d’éviter l’aggravation des premiers symptômes et leur transformation en maladie chronique. L’accent est mis sur les individus afin de les aider à mettre en place des stratégies d’adaptation. Il s’agit de les outiller et mettre des ressources à leur disposition pour faire face à leur activité et ses contraintes : visites médicales, formation au management, coaching, diffusion de bonnes pratiques, sensibilisation, formation…

Cette approche est réactive puisqu’elle consiste à mettre des actions pour limiter les complications : arrêt de travail, adaptation d’un poste, médication, etc.

On utilise souvent la formation dans la prévention secondaire, mais aussi les échanges collectifs afin de mettre les connaissances et l’expérience du groupe au service d’une problématique et trouver des pistes d’amélioration.

Très utile en prévention primaire, un outil tel que KIMEA GP peut également être un atout indispensable en prévention secondaire. En effet, co-construire les gestes professionnels avec ses collaborateurs permet de leur donner toutes les clés pour devenir acteurs de leur prévention. Ils peuvent questionner leur activité et construire une stratégie d’adaptation qui leur est propre. Prévenir les TMS c’est aussi rendre ses collaborateurs acteurs de leur prévention.

La prévention tertiaire : la maladie est installée

La prévention tertiaire, axée sur les conséquences, vise à réparer les dommages et diminuer les incapacités dues à une maladie professionnelle. Ici, l’objectif est d’éviter les complications ou la rechute.

Le retour et le maintien dans l’emploi deviennent des méthodes clés pour permettre la réinsertion professionnelle et sociale du salarié. Ce n’est donc pas véritablement de la prévention mais plutôt de la réparation, orientée sur la souffrance spécifique de l’individu pour tenter de diminuer l’impact des incapacités chroniques.

Pour permettre un retour à l’emploi de ses salariés dans les meilleures conditions, il est souvent nécessaire d’adapter les postes de travail ainsi que les rotations des postes pour éviter les sur-sollicitions sur les articulations déjà lésées. Des outils tels que KIMEA permettent de savoir quels gestes et quels postes sollicitent précisément ces articulations afin de permettre un retour ou maintien dans l’emploi dans les meilleures conditions.

C’est pour cela que nos équipes ont conçu une formation spécifique à ce cas d’usage pour vous permettre de mettre en place une démarche de retour à l’emploi progressive et individualisée.

 

Quelle approche est la plus efficace pour prévenir les TMS ?

Les trois approches se complètent et s’imbriquent, cependant, la prévention primaire est la plus efficace dans la durée. Hélas, les entreprises, faute de moyens techniques, humains ou de méthodes peinent à implanter cette démarche de prévention durable des TMS.

Pourtant, cet effort à faire au début permettrait aux entreprises de gagner en efficacité tout en préservant la santé de leurs salariés. Malgré ça, la tendance reste donc d’agir une fois les problèmes survenus, augmentant à posteriori les coûts humains et financiers pour ces entreprises.

Quand une maladie professionnelle est bien établie, la santé du salarié, ainsi que ses capacités, sont altérées pour toujours. Les entreprises ont besoin d’évaluer quelle part ces approches représentent dans leur politique de prévention. En effet, si l’approche tertiaire est prévalente, alors il y a urgence à revoir l’organisation du travail et identifier les facteurs de risque au plus vite.

Vous aimeriez mettre en place une démarche de prévention globale mais vous ne savez pas par où commencer ? Nos équipes se tiennent à votre disposition pour réaliser un audit de vos besoins.

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