Les TMS, ce n’est qu’une question de bon geste… Et puis, de toute façon, c’est normal : la population active vieillit ! Forcément, il y a de plus en plus de troubles musculosquelettiques. Ça ne sert à rien de lancer des campagnes de prévention : cela coûterait trop cher à l’entreprise et nuirait à la productivité des travailleurs. Réduisons simplement leurs mouvements, et le tour sera joué ! 

Vraiment

Nous entendons (trop) régulièrement des phrases de ce type : des suppositions malheureuses qui nuisent malheureusement à la santé des opérateurs et, in fine, à l’entreprise elle-même. Alors, pour mettre fin aux idées reçues, nous vous apportons les bonnes réponses.

Idée reçue #1

« Les TMS, ce n’est qu’une question de bon geste. »

Bien que le geste professionnel soit reconnu comme étant la clef de la prévention des troubles musculosquelettiques, cela ne signifie pas pour autant qu’il existe LE bon geste ou encore LA bonne posture.

En effet, chaque opérateur crée ses propres modes opératoires en s’appropriant leur travail. Les gestes et les postures qu’ils réalisent sont le résultat d’un compromis entre les exigences du travail et le temps qu’on leur donne pour le réaliser. Et, malheureusement, le compromis sera toujours la posture.

Par exemple, un opérateur pourra facilement se dire qu’il ne va pas utiliser tel objet ou telle méthode, puisqu’il – d’après sa perception – perdrait du temps.

Homme baissé risquant des TMS

Les TMS ne sont donc pas qu’une question de bon geste, puisque les opérateurs ont conscience que leurs gestes peuvent nuire à leur santé.

De plus, il ne faut pas réduire le risque de TMS à une notion purement biomécanique. En effet, d’autres facteurs entre en compte :

  • Facteurs individuels ;
  • Facteurs environnementaux ;
  • Facteurs psychosociaux ;
  • Facteurs organisationnels.

Il est également conseillé de former ses collaborateurs aux gestes professionnels. En effet, c’est en co-construisant avec eux le geste « efficient » – à savoir le geste qui sera le plus efficace tout en sollicitant le moins d’effort –, vous réduirez le risque d’impacter leur santé.

Enfin, il est essentiel de faire appel aux compétences d’un ergonome qui saura déterminer d’où viennent les problèmes rencontrés par les opérateurs et quels sont les déterminants des risques.

Idée reçue #2

« Le vieillissement de la population active entraîne forcément une augmentation des TMS. »

Il est vrai que la population active vieillit de plus en plus et que l’âge est un facteur aggravant. Néanmoins, l’âge ne fait pas tout. Ce n’est pas une obligation, une case obligatoire pour tous les travailleurs. En effet, toute entreprise est capable de prévenir les TMS tout le long de la carrière d’un opérateur et, ainsi, lui préserver sa santé jusqu’à la retraite.

Comment ? 

En mettant en place des actions de préventions adaptées, dès l’arrivée d’un nouvel opérateur. Les entreprises qui sauront accompagner leurs salariés, réduire les contraintes physiques et optimiser leur espace du travail pourront facilement constater que l’âge ne devient plus un problème.

Idée reçue #3

« Moins on bouge, moins on contracte de TMS. »

On pourrait facilement croire qu’en réduisant les déplacements et les mouvements des opérateurs, les risques de développer TMS diminueraient tout autant… Mais ce serait une erreur.

Réduire les déplacements, c’est également réduire l’espace et le pouvoir d’agir… Et le corps a besoin de mouvements pour bien se porter. En effet, le corps humain est fait pour bouger, afin que le sang circule bien et réduise les toxines. Bouger permet également à tous les tissus (muscles, tendons, articulations…) de se maintenir en forme et, ainsi, d’éviter les TMS.

Gestuelle à risque de TMS

De plus, si un opérateur ne bouge pas, c’est qu’on lui a sans doute prescrit un travail à tâche unique. Il n’a qu’une seule chose à faire à son poste. Il manque donc d’autonomie et n’a pas de marge de manœuvre. Cela favorise également grandement le risque de contracter des TMS.

 

Idée reçue #4

« Réduire les TMS, c’est réduire la rentabilité de l’entreprise. »

Pour améliorer la rentabilité d’une entreprise, on pense systématiquement à augmenter la productivité des opérateurs ou bien faire des coupures dans le budget çà et là. Chez Moovency, nous sommes persuadés que ces deux solutions ne doivent plus être de celles qu’on envisage. En effet, investir dans la prévention des TMS dans son entreprise, c’est investir dans son avenir et sa rentabilité.

De plus, augmenter la productivité d’un opérateur, si elle n’est pas anticipée dans sa globalité, peut nuire à l’entreprise : détérioration de la qualité du produit et de la santé de l’opérateur.

Et si nous considérions plutôt la prévention des TMS comme un frein à la productivité ? Et si nous partions du postulat que la prévention des TMS était synonyme de productivité industrielle ?

« Les standards tayloriens sur la productivité ont besoin d’être humanisés. Il y a nécessité de penser la productivité autrement. Plutôt que de se focaliser sur la vitesse d’exécution des opérations il faut réfléchir à la manière dont un opérateur peut répondre à des exigences complexes de qualité et de performance dans la durée. » – Dr. Pierre Plantard, co-fondateur de Moovency.  

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Idée reçue #5

« La prévention des TMS, c’est trop cher. »

Prévenir les TMS, oui… Mais à quel prix ? C’est la question que beaucoup d’entreprises se posent, estimant que cet investissement est beaucoup trop élevé. Or, les TMS entraînent de nombreux coûts dont peu de dirigeants ont conscience.

En surface, le coût des TMS est d’environ 500 euros par an et par salarié. Cela correspond aux cotisations que doivent payer les entreprises. Néanmoins, la face cachée de l’iceberg montre une tout autre réalité : les coûts indirects.

Baisse de productivité, hausse de l’absentéisme, restriction d’activité, formations des remplaçants : tout cela n’est que la conséquence des TMS et coûte près de 2 500 euros, par an et par salarié.

Technologie de KIMEA

Ainsi, la réalité de cette idée reçue est toute autre. C’est ne pas prévenir les TMS d’une entreprise qui coûte très cher aux entreprises… Tout en nuisant à la santé des opérateurs de façon irréversible. 

Cotisation des entreprises

De plus, il existe des aides financières pour aider les entreprises à réduire les accidents professionnels et les maladies professionnelles. Chez Moovency, nous avons identifié pour vous celles qui pourraient vous correspondre :

  • le programme TMS Pro diagnostic ;
  • le programme TMS Pro Action ;
  • les aides financières simplifiées (AFS) ;
  • le fond pour l’amélioration des conditions de travail ;
  • et le contrat de prévention.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en savoir plus !

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