Troubles Musculosquelettiques, Halte aux idées reçues !

Troubles Musculosquelettiques, Halte aux idées reçues !

Tendinites, lombalgie, canal carpien, … les troubles musculosquelettiques sont en tête des maladies professionnelles. Elles s’installent jusqu’à parfois devenir de vrais handicaps. Si les entreprises commencent à être sensibilisées, et si les actions de prévention se multiplient il y a encore quelques idées reçues auxquelles nous voudrions tordre le cou !  Voici notre top 3 !

 

J’affecte des jeunes aux postes les plus difficiles, ils sont plus robustes….

Alors oui la capacité musculaire d’un « jeune » est souvent supérieure à celle d’un senior mais il ne sera pas plus protégé du risque des TMS que les autres. L’expérience d’un senior lui permet de se « protéger » également. Et puis la prévention des risques et la réduction des pénibilités doit s’appliquer à n’importe quel salarié.

 

Je propose à mes salariés un échauffement « sportif », ça suffit côté prévention

On voit se multiplier dans les entreprises des échauffements avec un coach, des exercices de renforcement musculaire, … C’est globalement bien vu. Mais aujourd’hui rien ne prouve que ces exercices puissent prévenir la survenue de troubles musculosquelettiques (TMS). Une étude a d’ailleurs été menée par l’INRS en 2018 pour évaluer l’efficacité de ces programmes d’activité physique. L’étude révèle que si ce travail d’échauffement est décorrélé d’un travail de prévention collective et de remise en question des modes d’organisation du travail ou des postes, le travail est peu efficace. Cela ne peut donc pas de substituer à une action de prévention des risques.

La rotation et les pauses suffisent au corps pour récupérer

Faire des pauses permet en effet de récupérer de même que la rotation des postes au cours d’une journée de travail limite la répétitivité des gestes pour mieux gérer les contraintes articulaires et musculaires. Cependant cela ne suffit pas à réduire le risque. En effet les rotations seront efficaces si elles ont été quantifiées. Identifier les risques, les évaluer, pour mettre en place des rotations qui répartissent bien la charge sur des groupes musculaires différents.  Quantifier les risques pour que la rotation établie répartissent bien la charge sur les groupes musculaires différents.  S’il n’existe pas d’aménagement de poste et de réflexion autour de l’organisation du travail, là aussi cela ne suffit pas à réduire le risque.

 

Au final si vous ne devez retenir qu’une seule chose c’est que toute les actions mises en place peuvent n’être qu’un placebo si elles ne sont pas accompagnées d’une réflexion sur l’organisation et l’aménagement des postes de travail.

 

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