Actus

Coûts des TMS

La tarification des risques professionnels AT / MP

Chaque année les taux de cotisation sont déterminés par les services CRAMIF ou CARSAT et défini par un arrêté ministériel. Objectif permettre aux entreprises de cotiser (cotisation patronale) et protéger les salariés.

Ce taux de cotisation varie en fonction de la taille de l’entreprise (effectif national), le secteur d’activité (risques encourus par les salariés), la sinistralité de l’établissement concerné. Le taux est donné tous les ans aux entreprises.

Chaque activité a un « code risque » déterminé en fonction de l’activité principale pour le plus grand nombre de salariés dans l’entreprise. 2 chiffres 2 lettres (ex 55 3BC), 208 risques de la nomenclature sur 9 secteurs. Ce code ne doit pas être confondu avec le code APE (plutôt indicateur économique).le code risque détermine le risque encouru par les salariés.

Il existe 3 types de tarifications :

  • Tarification collective pour les entreprises de moins de 20 salariés. Le taux est défini de façon collective en fonction d’éléments sectoriels
  • Tarification individuelle pour les entreprises de plus de 250 salariés. Le taux est calculé à partir des éléments de l’établissement
  • La tarification mixte pour les entreprises entre 21 et 249 salariés

L’objectif de la méthode de calcul est de s’appuyer sur la sinistralité de l’entreprise. De cette façon il y a désormais, depuis 2018, un véritable impact financier sur le taux de cotisation dans un sens comme dans l’autre pour « récompenser » les efforts et les actions de prévention.

Source : Conférence CRAMIF Preventica 2019 ff

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La prévention des risques en plein transformation numérique

A L’heure où l’on entend parler Big data, capteurs, réalité virtuelle, … les technologies infusent tous les secteurs d’activités. Le secteur de la prévention n’est pas épargné. Et les applications et usages sont pour beaucoup encore à inventer. Quelques exemples concrets de cette appropriation des nouvelles technologies par la filière de la prévention des risques au travail*.

Capteurs

La pose de capteurs dans un parking sous terrain par exemple permet de mesurer en temps réle les pics de pollution et de déclencher les ventilations en temps réel. Objectif : assurer un confort aux usagers (sonore notamment) et faire des économies d’énergie. Ces mêmes capteurs dans le secteur tertiaire permet d’objectiver les ressentis d’ambiance. Une visibilité en direct de l’ambiance pour avoir des actions ciblées sur les bureaux par exemple.

Puces RFID et mobilité

Mieux gérer les équipements, les non conformités et répondre aux obligations de sécurité des personnes et des biens grâce à des puces RFID est désormais possible. Les puces permettent de mieux partager les informations, d’identifier, tagger, suivre et ajouter des informations sur les équipements et les rendre facilement accessibles à l’ensemble des intervenants. Couplé à l’Intelligence Artificielle, les puces permettent de retransposer des modèles et d’aller de plus en plus vers de la maintenance prédictive en reconstruisant les scénarios. Par ailleurs via les smartphones il est possible d’apporter une dimension de mobilité intéressante.

Drône et IA

Rendre l’inaccessible accessible, telle est la mission des drônes. Ils offrent la possibilité de travailler sur des images, permets d’inspecter des parcs pour des installations difficilement accessibles. En association l’Intelligence Artificielle il est possible de relever plusieurs sites et de constituer des modèles pour voir l’évolution de la structure sur une période donnée et amener des alertes quand on pense qu’il y a un danger pour l’homme.

Formation et Réalité Virtuelle

L’aspect humain est important dans la prévention. L’aspect formation pour ancrer les connaissances et les bonnes pratiques est indispensables. Il ne suffit plus d’apporter des savoirs. Avec la réalité virtuelle il est possible de simuler des situations, des visites de sites, … et garantir l’apprentissage des gestes en sécurité.

Source : Conférence Preventica 2019 APAVE

photo d'une équipe

Quels métiers peuvent être concernés par KIMEA dans votre entreprise ?

Depuis plusieurs mois on vous parle de notre solution logicielle et de son aspect technologique. De ses atouts pour les ergonomes. Mais saviez – vous que les ergonomes n’ont pas l’exclusivité d’utilisation de KIMEA. L’outil peut aussi aider d’autres métiers. On vous explique tout ça.

Vous êtes technicien prévention ?

Lors de formations au futur poste de travail, KIMEA sera intéressant pour apprendre le bon geste. Il apportera un point de vue ludique pour les formations parfois longues. L’impact des images est plus fort et garantit une meilleure mémorisation de la part du salarié.

Vous êtes médecin du travail ?

La vue globale d’un poste et des scores par articulation vous permettra de mieux cibler les postes de travail sur lesquels un opérateur peut reprendre son activité en cas de contre-indication ou en cas de retour à l’emploi.

Vous êtes ingénieur méthode ? 

KIMEA vous permet d’avoir des données en temps réel par rapport au prescrit. Vous pourrez ainsi identifier facilement si il y a un décalage entre les temps de gamme prescrits et le temps réel. Par ailleurs en rentrant chaque tâche pour chacun des postes de travail, vous pourrez réaliser un diagramme d’activité détaillé (temps, risques TMS, articulations sollicitées, …)

Vous êtes responsable production ?

L’outil vous permet de faire une cartographie des postes de travail et d’avoir une vision globale. Vous pourrez ainsi réaliser des boucles de rotation de vos collaborateurs qui ne sollicitent pas les mêmes articulations. Et par rapport à des outils concurrents, nous vous garantissons un gain de temps. En effet, sans capteurs ni combinaisons, il n’y a pas besoin d’arrêter la ligne de production plusieurs minutes pour commencer à analyser. Enfin vous pourrez avoir une vision globale de votre site d’un point de vue physique et biomécanique.


L’ergonomie c’est quoi ?

L’ergonomie est la science de l’adaptation du travail à l’homme. Elle recherche la meilleure adéquation possible entre les particularités physiques et mentales de travailleurs et les objectifs de production.

L’ergonome analyse les situations de travail en vue de les transformer pour :

  • Protéger la santé des personnes 
  • Améliorer leurs conditions de travail 
  • Améliorer la qualité et l’efficacité de la production

Pour cela, l’ergonome procède à une analyse méthodique portant sur une démarche globale et qui prend en compte l’ensemble des éléments qui composent une situation de travail. Cette analyse est pluridisciplinaire et fait appel aux connaissances de l’ergonome de disciplines diverses (biomécanique, psychologie, physiologie, sociologie, technologie, etc.). La démarche est également participative car l’ergonome va interroger et inviter les personnes concernées à exprimer leurs points de vue sur leur activité. Les éléments recueillis seront intégrés dans l’analyse globale.

Mais il faut avant tout que l’ergonome ait une démarche qui soit « réaliste » car il doit s’intéresser à l’activité telle qu’elle est réellement exercée, et ainsi relever des différences entre ce travail réel et celui prescrit par l’entreprise.

KIMEA - jumeau numérique

Qu’est ce qu’un jumeau numérique 3D et à quoi ça sert en ergonomie ?

Lors de la captation des mouvements des opérateurs, KIMEA réalise en temps réel un jumeau numérique en 3D de l’opérateur. Cette semaine nous vous proposons de revenir sur cette notion de jumeau numérique et surtout de son apport en ergonomie.

« En matière du jumeau numérique, tout a commencé dans l’aérospatial. Afin de réaliser des missions complexes, les véhicules spatiaux sont soumis à des charges élevées et des conditions de service sévères, et ce durant de longues périodes Depuis, les jumeaux numériques des stations spatiales et engins spatiaux ont été créés, permettant de simuler les réactions physiques, ou monitorer le fonctionnent des systèmes, et assurer la sécurité des équipages, lors d’une exploration. » (source digital-sncf.com). 

Le jumeau numérique ou digital twin en anglais a pour visée de créer un double numérique d’un objet, d’un bâtiment ou là d’une personne. Il s’agit en quelque sorte de faire une copie virtuelle du monde physique afin d’identifier des problèmes, de comprendre le fonctionnement d’un ensemble complexe.

Dans notre cas qui est celui de l’ergonomie, le jumeau numérique est un agrégat de données qui reflètent le plus précisément possible les gestes et postures filmées. Il facilite l’accès aux données (angles articulatoires, …). Le jumeau intègre toutes les données biomécaniques nécessaires et peut être personnalisé en fonction de l’ « histoire » de la personne (poids, taille, charges, …). Avec le jumeau numérique on est alors capable de prédire les zones du corps à risques en termes de troubles musculosquelettiques.

Alors ça vous tente un jumeau numérique ?

KIMEA

Pourquoi avoir développé des mitaines connectées ?

Bien que les algorithmes permettent une mesure précise des principales articulations du corps, les mouvements relatifs aux poignets restent très difficiles à obtenir de manière fiable et robuste. En effet les mains sont souvent en interaction avec des objets/outils lors des tâches de travail, ce qui rend leur captation très difficile avec une seule caméra. De plus, les angulations de faible intensité des poignets restent très impactantes dans la mesure du risque de TMS, d’où la nécessité d’obtenir une évaluation très précise de cette articulation.

Pour pallier à ce manquement, l’équipe scientifique de Moovency a développé des « mitaines connectées » qui se glisse sous les gants de travail des collaborateurs et permettant d’obtenir automatiquement ces informations manquantes.

Nous avons sélectionné un système conforme à nos valeurs (simple d’utilisation, non contraignant, précis et robuste). Pour cela nous avons commencé par réaliser un état de l’art des différentes solutions existantes. A la lumière de cette étude, nous avons sélectionné la technologie dite des centrales inertielles (IMU). Ces capteurs sont composés d’accéléromètres, de gyroscopes et le plus souvent accompagnés de magnétomètres pour obtenir les orientations des segments. De par leur petite taille et leur portabilité, ils sont de plus en plus utilisés dans l’étude du mouvement [Jasiewicz2007, Kavanagh2008].

Afin de garantir le bon placement des capteurs nous avons confectionné une mitaine comprenant des poches permettant d’y insérer les capteurs avec un placement prédéfini et anatomiquement valide. Ce dispositif de mitaine permet donc un placement optimal des capteurs sans connaissance anatomique préalable.

KIMEA - jumeau numérique

KIMEA va plus loin que RULA avec la cotation dynamique

KIMEA mesure les angles articulaires des membres supérieurs, du cou et du tronc en référence à des standards pour effectuer une cotation du risque de TMS d’après la grille RULA (Rapid Upper Limb Assessment). La répétitivité est prise en compte tout comme le port de charge. La méthode est conçue pour analyser chaque partie du corps séparément.

Nous avons souhaité aller plus loin que cette méthode largement utilisé avec l’introduction de la cotation dynamique. Ainsi nous proposons de visualiser à chaque instant du clycle de travail l’évolution du risque de TMS et le temps passé à chaque score de risque.

Jusqu’à présent ce risque était calculé de manière statique à partir de quelques  postures représentatives. La cotation statique ne distingue donc pas une opération comportant 3 minutes de forte contrainte articulaire sur 15 minutes de travail et une autre comportant 10 minutes de forte contrainte sur le même temps de cycle.

Avec notre cotation dynamique vous n’avez plus à choisir une posture censée représenter l’ensemble de la tâche. Le score de cotation dynamique rétabli le poids réel de l’exposition du risque de TMS sur tout le temps de cycle évalué. Le risque de TMS est replacé à sa juste importance par rapport à la durée d’exposition. KIMEA vous permet donc de prioriser selon :

–        La gravité du risque de TMS

–        Le temps d’exposition au risque

–        Le nombre d’articulations touchées

KIMEA

Comment KIMEA peut vous aider à enrichir votre Document Unique d’Evaluation des Risques ?

L’entreprise est tenue en vertu de l’obligation générale de sécurité d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés de son entreprise. Pour cela un Document Unique d’évaluation des risques doit être élaboré et tenu à jour. Ce document doit recenser l’ensemble des risques pour la santé et la sécurité du personnel ainsi que le plan d’action pour informer et prévenir.

Si aucun format n’est imposé, le Code du travail indique qu’il s’agit dans un premier temps d’établir « un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement ».

Afin de réaliser un inventaire vous devez :

1.      Identifier les dangers ou sources potentiels de risques

2.      Analyser les risques en observant les conditions d’exposition

3.      Appliquer la méthode sur l’ensemble des unités de travail

KIMEA va vous permettre de gagner du temps sur cette partie inventaire sur la question des Troubles Musculosquelettiques. En effet avec KIMEA vous allez pouvoir de façon simple et non invasif filmer l’ensemble de vos unités de travail, éventuellement différents opérateurs sur une même unité, et ensuite analyser les risques avec le logiciel de façon rapide et fiable. Vous aller également pouvoir comparer les risques  de vos différentes unités et ainsi prioriser les actions, établir les budgets adéquats. 

En savoir plus sur le DUER https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/reglementation/developpement-entreprise/droit-social/le-document-unique-d-evaluation-des-risques

PRix innovation techno de l'année

Moovency récompensé « Innovation Techno de l’année »

C’est à Brest que François Morin s’est vu remettre pour MOOVENCY le prix d’Innovation Technologique de l’année lors de l’édition 2019 des West Web Awards.

PRix innovation techno de l'année
Crédit DR

L’occasion pour François Morin de tester le concept auprès d’un public de décideurs et une fois encore de gagner la confiance du public. Et de saluer le dynamisme breton avec les autres lauréats :

Projet digital étudiant: AHIO (Rennes)
Recruteur digital: Cookorico (Cesson-Sévigné)
Meilleure transformation numérique: Trecobat (Brest)
Meilleure innovation technologique: Moovency (Rennes)
Meilleure croissance: NDMAC (Quimper)
Breton(ne) expatrié(e): Inès Le Bihan (Combrit/San Francisco)
Breton digital: Géry (Rennes)
Amazing team: Fortunéo