Pierre Plantard

Pierre Plantard sacré Jeune Entrepreneur 2018 par le public

Pierre Plantard reçoit le prix du public

Mardi 4 décembre Pierre Plantard, co fondateur de Moovency, faisait partie des 9 finalistes du Concours Jeunes Entrepreneurs du Crédit Agricole en partenariat avec le Village by CA, Rennes Métropole et Yao. Pierre Plantard s’est vu remettre le Prix du public, une jolie reconnaissance de l’intérêt social et des perspectives pour notre jeune startup.

Moovency

MOOVENCY, d’où venons-nous ?

Moovency a été créée suite à une collaboration demandée par l’entreprise Faurecia, le laboratoire M2S (Mouvement Sport Santé) de l’université de Rennes 2 et Pierre Plantard alors en thèse. Le laboratoire M2S s’est orienté vers l’ergonomie, il y a maintenant 10 ans, fort de son expertise dans l’analyse et la mesure du mouvement humain. Le partenariat avec l’entreprise Faurecia s’est construit autour d’une thématique forte du laboratoire, qui est le développement de système de mesure du mouvement innovant et ambulatoire.

Ce partenariat débute en 2012 par un stage de recherche au sein de l’usine Faurecia située à Crevin (35) pour une validation de la faisabilité du projet. Suite à ça, une thèse CIFRE[1] a été initié entre le laboratoire M2S de l’Université Rennes 2 et l’entreprise Faurecia portant sur le développement d’un outil d’aide à l’évaluation du risque de troubles musculosquelettiques chez les travailleurs effectuant un travail posté. Cette thèse, soutenu en 2016, a abouti au développement du système informatique KIMEA.

Les résultats obtenus et les perspectives d’application de ces recherches ont convaincu l’entreprise Faurecia, le porteur du projet et l’université Rennes 2 à aller plus loin dans le développement de la solution. Les besoins soulevés ont été le passage d’un prototype fonctionnel à un produit industrialisé dans un objectif de commercialisation. Cet objectif a été soutenue la SATT[2] Ouest Valorisation se traduisant par la mise ne place d’un programme de maturation de 15 mois. A la fin du programme de maturation (Novembre 2018), l‘entreprise Moovency a été créé afin de débuter la commercialisation de la première version de KIMEA.


[1] Conventions industrielles de formation par la recherche

[2] Société d’accélération du transfert de technologies

Coûts des TMS

Combien vous coûtent les TMS dans votre entreprise ?

Selon l’Assurance Maladie et la Carsat 91% des maladies professionnelles en France étaient des troubles musculosquelettiques (chiffres 2017). Un enjeu global pour les entreprises quand on considère les coûts directs, indirects et structurels. Ainsi l’Assurance Maladie et la Carsat Bretagne parlaient de l’équivalent de 760 000 jours indemnisés sur 1 an, soit 3500 équivalents temps plein. Un enjeu financier énorme quand on sait que juste pour la Bretagne cela représente 60 millions d’euros sur un an supportés par les entreprises. Et cela est sans compter sur les coûts indirects : absentéisme, restriction d’activité, formation perte de productivité, coûts du remplacement, …

Cette grille proposée par l’ANACT vous permet d’évaluer par vous même le coût des TMS dans votre entreprise.  

Investir dans la prévention plutôt que dans la gestion en investissant sur la détection des risques, sur la mise en place de mesures préventives contribue ainsi à réduire les coûts, à améliorer la performance, la productivité et la qualité grâce à des données fiables et rapidement accessibles.

cartographie

Pourquoi établir une cartographie (ergomapping) du risque TMS (Troubles musculosquelettiques)?

Qu’est-ce qu’une cartographie des risques d’apparition des TMS ?

Une cartographie ou ergomapping vous permet de visualiser rapidement les risques  des TMS sur l’ensemble de vos postes de travail, de vos ateliers, unités de production, … en analysant les différents facteurs biomécaniques et en s’appuyant sur des données scientifiques fournies par la captation vidéo et l’analyse KIMEA.

La cartographie synthétisera l’ensemble des risques de TMS de votre unité de production, et des fiches des postes ou des tâches les détailleront plus précisément.

Il s’agit là d’un diagnostic permettant de mettre en lumière les postes les plus contraignants à prioriser. Vous pourrez ensuite sur ces postes, réaliser une étude ergonomique plus détaillée afin de les aménager pour diminuer les risques.

Voici quelques visuels que vous retrouverez dans une cartographie:

Cartographie des différents postes de travail de l’unité de production

Pourquoi investir dans une cartographie ergonomique ?

1.      Prioriser les actions plus facilement

L’enjeu majeur de la cartographie des risques de TMS est de prioriser ses actions d’aménagement. Avec une cartographie il vous sera plus facile de répondre à la question souvent posée : « par où on commence ? ». La cartographie vous permet de classer les postes / tâches … par ordre de priorité en lien avec les contraintes posturales mesurées.

2.      Faciliter le retour à l’emploi de collaborateurs ayant des inaptitudes sur certaines articulations

En effet après des arrêts maladies, certains collaborateurs ne peuvent plus réaliser certains mouvements et ont des inaptitudes sur certaines articulations. La cartographie facilite le reclassement en classant les postes suivant les contraintes posturales mesurées. En accord avec le médecin du travail vous pourrez facilement sélectionner un poste de travail adapté et optimiser le retour à l’emploi dans de bonnes conditions.

3.      Diminuer la pénibilité au travail en améliorant les rotations et en diminuant les temps d’exposition aux risques

Avoir une vision des risques par articulation sur chaque poste de travail ou tâche, permet d’assurer une cohérence et de mieux gérer les rotations de poste pour que vos collaborateurs ne soient pas systématiquement sur des postes sollicitant la même articulation. En analysant votre cartographie vous pourrez optimiser les rotations de poste en conséquent.

Vous souhaitez faire réaliser une cartographie des risques de TMS au sein de votre entreprise ? Prenons RDV pour vous présenter la démarche et établir une offre sur mesure en fonction de votre environnement industriel.

KIMEA

KIMEA garantit des données fiables scientifiquement

L’une des valeurs ajoutées de la solution KIMEA, au-delà de vous faire gagner du temps dans l’analyse, est de garantir des données scientifiquement fiables.

On vous a déjà parlé de notre algorithme qui corrige les possibles altération de la captation en temps réel.

Mais l’on va plus loin car dans le traitement des données la solution KIMEA puis dans le rapport des données, nous vous fournissons des pourcentages précis sur les données articulaires comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-dessous. Les données sont ainsi beaucoup plus précises et fiables que ce que donnerait une analyse classique à l’œil nu et vous garantit ainsi un score au plus près de la réalité terrain variant également en fonction des opérateurs.

photo ordinateur

Comment Moovency peut vous aider dans la conception de nouvelles unités de production ?

Construire une nouvelle machine, mettre en place une nouvelle ligne de production ou en rénover une représente un investissement important pour une entreprise. Si la modélisation 3D vous permet une première approche, nous vous proposons de valider le risque de TMS avant d’implanter le nouvel outil sur votre site de façon simple et rapide.

De la même façon que nous venons chez vous pour filmer les mouvements de vos opérateurs et évaluer les risques de Troubles MusculoSquelettiques dans votre environnement existant, nous pouvons vous proposer la même analyse sur un prototype ou chez votre fournisseur.

Cela vous permettra de vous projeter dans le nouvel environnement de travail et de valider que l’investissement est compatible avec votre stratégie de prévention des risques professionnels.

L’analyse vous permettra également de détecter les éventuels problèmes qui pourraient une fois avérés être coûteux. Ce travail pourra également être utile pour faire du reporting à vos décisionnaires et montrer l’intérêt des investissements et ainsi les intégrer dans votre stratégie de prévention des risques.

Photo SNCF

TMS, halte aux idées reçues !

Tendinites, lombalgie, canal carpien, … les troubles musculosquelettiques sont en tête des maladies professionnelles. Elles s’installent jusqu’à parfois devenir de vrais handicaps. Si les entreprises commencent à être sensibilisées, et si les actions de prévention se multiplient il y a encore quelques idées reçues auxquelles nous voudrions tordre le cou !  Voici notre top 3 !

J’affecte des jeunes aux postes les plus difficiles, ils sont plus robustes….

Alors oui la capacité musculaire d’un « jeune » est souvent supérieure à celle d’un senior mais il ne sera pas plus protégé du risque des TMS que les autres. L’expérience d’un senior lui permet de se « protéger » également. Et puis la prévention des risques et la réduction des pénibilités doit s’appliquer à n’importe quel salarié.

Je propose à mes salariés un échauffement « sportif », ça suffit côté prévention

On voit se multiplier dans les entreprises des échauffements avec un coach, des exercices de renforcement musculaire, … C’est globalement bien vu. Mais aujourd’hui rien ne prouve que ces exercices puissent prévenir la survenue de troubles musculosquelettiques (TMS). Une étude a d’ailleurs été menée par l’INRS en 2018 pour évaluer l’efficacité de ces programmes d’activité physique. L’étude révèle que si ce travail d’échauffement est décorrélé d’un travail de prévention collective et de remise en question des modes d’organisation du travail ou des postes, le travail est peu efficace. Cela ne peut donc pas de substituer à une action de prévention des risques.

La rotation et les pauses suffisent au corps pour récupérer

Faire des pauses permet en effet de récupérer de même que la rotation des postes au cours d’une journée de travail limite la répétitivité des gestes pour mieux gérer les contraintes articulaires et musculaires. Cependant cela ne suffit pas à réduire le risque. En effet les rotations seront efficaces si elles ont été quantifiées. Identifier les risques, les évaluer, pour mettre en place des rotations qui répartissent bien la charge sur des groupes musculaires différents.  Quantifier les risques pour que la rotation établie répartissent bien la charge sur les groupes musculaires différents.  S’il n’existe pas d’aménagement de poste et de réflexion autour de l’organisation du travail, là aussi cela ne suffit pas à réduire le risque.

Au final si vous ne devez retenir qu’une seule chose c’est que toute les actions mises en place peuvent n’être qu’un placebo si elles ne sont pas accompagnées d’une réflexion sur l’organisation et l’aménagement des postes de travail.