Comme vu dans le premier article de notre dossier spécial « absentéisme en entreprise », ce fléau est causé par de multiples facteurs. Il laisse place à des dégradations – tant sur la santé de vos salariés, que sur le climat socio-professionnel au sein de votre activité. Les répercussions sont, par la même occasion, synonymes de baisse de compétitivité et de hauts coûts financiers pour votre entreprise.

Aujourd’hui, nous vous alertons sur ces nombreuses conséquences qui impactent vos salariés, ainsi que votre rentabilité sur le long terme. 

Quelles répercussions pour vos salariés ? 

Au premier plan des effets de l’absentéisme : les salariés. Au-delà de l’impact physique qu’entraîne un accident du travail ou une maladie professionnelle, ces absences apportent un bon lot de difficultés supplémentaires.

La perte – temporaire – du travail est quelque chose qui peut s’avérer être très complexe et impactante pour les salariés.

On peut évoquer ici une baisse des revenus pour les salariés. En effet, l’entreprise n’est pas toujours dans l’obligation de compléter les indemnités versées par la sécurité sociale. L’opérateur peut donc perdre une partie conséquente de son salaire, et se retrouver dans une grande difficulté financière.

Conséquences de l'absentéisme sur les salariés

Mais aussi, on peut parler de la désinsertion sociale. Le travail permet, entre autres, de tisser du lien avec ses pairs, d’avoir des interactions au quotidien.

Le travail crée également la sensation d’être utile et d’apporter quelque chose… Ce qu’un salarié peut perdre lorsqu’une maladie professionnelle ou un accident du travail entrave ses objectifs.

Enfin, on peut évoquer la peur de l’avenir. Une peur qui peut être tout autant personnelle que professionnelle.

Et si la maladie s’aggrave ? Est-ce que ça sera douloureux pour moi ? Vais-je être capable de continuer à réaliser mes missions ? Ou encore perdre mon travail ?
L’absentéisme peut alors générer une grande insécurité.

La désinsertion professionnelle

Dans certains cas de maladie professionnelle, le salarié peut être dans l’inaptitude de maintenir le poste qu’il occupait auparavant. En effet, certaines maladies professionnelles sont irréversibles. Plus de retour en arrière possible. Et le salarié, tout comme l’entreprise, doit désormais apprendre à vivre avec

D’ailleurs, plus la durée de l’arrêt de travail se prolonge, plus le risque de perdre son emploi est élevé. Les chiffres nous le prouvent : environ 50% des salariés souffrant de lombalgies chroniques ne reprendront pas leur travail après un arrêt de plus de 6 mois.  En effet, l’arrêt maladie peut avoir provoqué des contraintes physiques chez l’opérateur, ce qui l’empêchera de réaliser telle ou telle action, trop sollicitantes pour son corps.

Et bien que tous les travailleurs peuvent être touchés par la désinsertion professionnelle, on note tout de même que les métiers de l’industrie (souvent répétitifs et manuels) sont les plus touchés.

Les missions originelles de ce dernier peuvent ne plus lui convenir. Nous observons alors trois conséquences directes :

  • l’entreprise doit remplacer son salarié, même si ce dernier est revenu dans les effectifs, afin de pouvoir assurer les tâches que ce dernier n’est plus à même de pouvoir réaliser ;
  • l’entreprise doit s’adapter aux nouvelles contraintes du salarié, afin de lui proposer un poste qui soit en adéquation avec ses problèmes de santé ;
  • et le salarié perd la possibilité de réaliser des missions qu’il maîtrise et peut se retrouver face à de réelles problématiques s’il doit chercher un nouveau poste.

 

Absentéisme d’entreprise : un impact conséquent sur l’ensemble de votre masse salariale

L’absentéisme en entreprise touche également l’équipe autour du ou des salariés absents. 

Les autres salariés doivent, en conséquence, réorganiser leurs méthodes de travail en adaptant et réattribuant méthodiquement les tâches qui ne peuvent plus être effectuées par le salarié absent. Par la même occasion, le risque d’accident dû aux nouvelles contraintes de travail est multiplié. 

Cela représente alors une charge supplémentaire de travail qui va souvent de pair avec une dégradation du climat social et cela peut générer des tensions au sein de l’équipe. Des conditions de travail peu louables qui donnent lieu à un « absentéisme de prévention » de la part des salariés souvent découragés et épuisés. 

 L’absentéisme en entreprise peut également venir en anticipation. On parle ici d’« absentéisme de prévention ».

Prenons un exemple. Et nommons-le « Michèle ».

Michèle travaille dans son usine depuis de nombreuses années maintenant. Et, malheureusement, Michèle en a vu des accidents du travail. Sans parler des arrêts maladie et de toutes les conséquences qui en découlent.

C’est pourquoi, même si elle ne ressent pas particulièrement de douleur, Michèle risque également de se mettre en arrêt. Plutôt prévenir que guérir, n’est-ce pas ? Et c’est ainsi que de nombreux opérateurs, par crainte, vont devoir prendre les devants pour éviter d’impacter de façon irrémédiable leur santé. 

Tout cela entraînant de façon globale un absentéisme au sein de votre entreprise. La conséquence devient donc cause, entraînant à son tour de nouvelles conséquences. En bref : l’exemple typique du serpent qui se mord la queue.

 

Absentéisme en entreprise : quels impacts sur la compétitivité de votre entreprise ?

L’absentéisme en entreprise engendre inévitablement une réduction dans la productivité du travail. Des cadences qui ne suivent pas et se répercutent sur toute l’organisation de l’entreprise. 

Pour les entreprises qui se retrouvent dans l’obligation de remplacer les maillons manquant par des personnes bien souvent moins expertes; cette perte d’intelligence opérationnelle parfois cruciale vient aussi jouer sur la qualité de production de façon plus générale. 

Cela impacte alors indéniablement la satisfaction du client. Moins celui-ci est satisfait, moins il sera en mesure de recommander les services de votre entreprise. C’est une mauvaise image dont il vaut mieux se passer si vous voulez rester attractif et compétitif. 

Dans le cadre du recours à l’intérim – l’une des premières solutions au remplacement d’un salarié absent –, les opérateurs experts doivent fréquemment reprendre une partie des tâches des intérimaires. Leur exécution, souvent répréhensible, nécessite un meilleur encadrement et le recours à une formation adaptée. 

En effet, remplacer les salariés absents suscite pour les nouvelles recrues d’avoir recours à toutes leurs capacités cognitives

En se concentrant sur la tâche à exécuter, sans avoir encore développé les bons automatismes, les nouveaux salariés ne parviennent pas à suivre la cadence de production. La ligne est alors ralentie, et les opérateurs experts vont souvent devoir reprendre les tâches qui n’ont pas été bien réalisées. 

De plus, par le souhait de garantir la cadence de production et par le manque d’expertise des intérimaires, ces derniers sont plus sujets aux accidents de travail.

Quels conséquences financières pour votre entreprise ?

Coûts direct VS Coûts indirects

Si l’on s’intéresse de plus près aux coûts engendrés par l’absentéisme en entreprise… On se rend rapidement compte du poids que cela inflige à l’entreprise. 

Sur le plan national, les chiffres sont clairs : 25 milliards d’euros. Oui. En France, le coût moyen annuel de l’absentéisme au travail est de 25 milliards d’euros. Cela correspond à 3 500 euros par salarié. 

L’impact financier de l’absentéisme est double. Il y a les coûts directs, la surface visible de l’iceberg. Et les coûts indirects, ceux qui sont bien cachés sous la surface et auxquels on ne pense pas forcément… Jusqu’à ce que votre entreprise fonce droit dedans.

Les coûts directs de l’absentéisme en entreprise

Dans les coûts directs, nous retrouvons essentiellement les coûts liés à l’accident du travail et/ou de la maladie professionnelle.

Ici, nous trouvons :

  • le maintien du salaire du salarié absent, dont une part reste à la charge de l’employeur ;
  • le montant de la cotisation AT/MP (Urssaf), proportionnel au nombre d’accidents de travail et de maladies professionnelles déclarés par l’entreprise dans l’année ;
  • les frais médicaux ;
  • les frais de pharmacie ;
  • et éventuellement les frais d’hospitalisation

Les coûts indirects de l’absentéisme en entreprise

Et dans les coûts indirects, nous avons tout ce qui gravite autour des conséquences amenées par l’arrêt. Ils se situent entre 3 et 5 fois la valeur des coûts directs. Et là, nous avons :

  • le temps perdu lors de l’accident ou de l’arrêt de production ;
  • le remplacement du salarié ;
  • le remplacement du matériel, qui peut être endommagé pendant l’accident
  • les frais administratifs
  • le temps accordé aux services extérieurs (CARSAT, inspection du travail, etc.)
  • et les éventuelles poursuites judiciaires (frais d’avocats).

Enfin, toutes les conséquences que nous avons citées plus tôt peuvent également entraîner des pertes financières pour l’entreprise.

En effet, les coûts de perte de productivité (tels que l’interruption de l’activité, les pertes et retard dans la production, la désorganisation, la réorganisation et la baisse de qualité) peuvent nuire à vos finances.

Les coûts d’image sont également à prendre en compte. L’éventuelle insatisfaction du client (avec notamment une baisse de qualité, des délais supplémentaires, ou encore des imprévus) peut amener à une perte du client. Ce qui, à long terme, sera préjudiciable pour votre entreprise.

Et les solutions ?

Vous l’aurez compris, l’absentéisme en entreprise génère autant de risques que d’impacts tant sur le plan humain que financier. Une bonne stratégie de prévention menée par l’entreprise est au cœur des solutions qui peuvent être apportées pour pallier ce problème. 

Moovency s’engage à vous accompagner, vous et vos collaborateurs dans cette démarche afin d’obtenir les résultats que vous espérez sur le long terme. 

 

 

Sources:

https://www.carsat-pl.fr/home/entreprise/prevenir-vos-risques-professionnels/les-risques-et-les-themes/risque-de-desinsertion-professionnelle.html

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